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Le rassemblement

 

             

En 2007, La Fesjte et le Gasmaes se regroupent et rassemblent depuis près de 120 services.

Voici leurs histoires...

 

 

Le gasmaes

FEDERATION DU GASMAES

1966-2006

Une naissance : fruit d'une indifférence et non

d'une dissidence !

1966 , UNE JEUNE FEDERATION !

Pour raconter le GASMAES, un certain préambule est nécessaire.

En 1966, le secteur des institutions de protection de la jeunesse et d'aide aux personnes handicapées était représenté sur le plan national, par une association de fait: l'UNME - Union Nationale des Maisons d'Enfants.Celle-ci était constituée de sept organisations plus ou moins représentatives. Les membres de l'UNME, à sa création, avaient fait l'objet d'un regroupement sans critères bien définis et de nombreuses institutions n'y étaient pas représentées.

Au nord comme au sud du pays, c'était la puissante organisation de Caritas du Chanoine Cauw, représentée par la FISAJ - Fédération des Institutions Spécialisées d'Aide à la Jeunesse - avec Pierre Huvelle, son jeune directeur, docteur en droit.
Elle regroupait pratiquement tous les établissements catholiques néerlandophones, généralement des maisons très importantes, ainsi que l'ensemble des orphelinats et institutions religieuses en région francophone.

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La Fesjte

Le discours des 50 ans de la FESJTE de Michel Vandewiele - Président

Madame,

Madame la ministre ayant dans ses attributions l’Aide à la Jeunesse

Monsieur Le Gouverneur de province

Monsieur le Député Bourgmestre

Monsieur le Président de l’Uffiprah,

Mesdames, messieurs,

Chers collègues et amis,

Je voudrais d’abord adresser mes remerciements à son altesse royale, la Princesse Astrid qui nous fait l’extrême honneur de rehausser de sa présence notre assemblée.Je suis aussi particulièrement heureux de vous accueillir si nombreux aujourd’hui pour fêter ensemble le 50ème anniversaire de notre fédération.

Je vous souhaite donc la bienvenue et vous remercie de nous avoir rejoints. Votre présence témoigne de la reconnaissance de l’action de celles et ceux qui se sont dévoués durant de nombreuses années et pour l’équipe actuelle est signe d’encouragement à poursuivre sa mission de défense des plus défavorisés.

L’histoire de la Fejsté, comme d’autres organisations professionnelles du secteur trouve source dans celle de l’association belge des éducateurs de jeunes inadaptés, fondée en 1950, à la suite de la rencontre de Paul Vandergheynst, directeur des cures et foyers pour adolescents de la joc, avec le juriste et écrivain français Henri Joubrel.A cette époque l’éducateur professionnel n’existe pas. Ce sont surtout des religieuses et religieux qui prennent en charge les démunis. Seuls quelques directeurs laïques en font un métier et quelques institutions d’avant-garde voient en leurs collaborateurs, des « éducateurs ».

Cependant les conditions de travail et de prises en charge des jeunes sont à la limite de l’acceptable, comme par exemple, une rémunération dérisoire, la non comptabilisation des heures de travail ,des conditions financières désastreuses.Ce sont donc ces quelques responsables laïques qui fondent l’association belge des éducateurs.

Parmi ceux-ci plusieurs deviendront quelques années plus tard, les fondateurs de notre fédération dont Monsieur Vandergheynst déjà cité, mesdames Cogels et Goetstouwers, toutes deux directrices de services au nord du pays.Ce qui donnera à notre fédération un caractère bilingue et  national.Dans le cadre de l’association des éducateurs, ces personnes constituent un noyau dérangeant pour le système paternaliste de l’époque, surtout si on y ajoute le remuant Georges Fouarge, fondateur de l’école pour éducateurs de l’abbaye d’Aulne et ensuite de la ligue nationale pour handicapés.Un peu plus tard, deux éducateurs, venant de l’établissement de Shaltin intègrent l’association, Monsieur André De Salle, malheureusement décédé et monsieur Jacques Leblanc, que je remercie de sa présence parmi nous.

En 1955, une réforme de la loi de 1912 est décidée par le parlement. Pour la première fois, des représentants du secteur privé obtiennent d’être désignés au sein d’une commission de travail interministériel car jusqu’à ce moment, seuls des représentants du secteur public y sont présents.Les institutions privées, même si elles prennent en charge plus de 80% des enfants et adolescents auxquels s’applique la loi sont alors considérées comme faisant œuvre de charité.C’est dans ce contexte que, quelques directrices et directeurs de homes pour jeunes travailleurs de tout le pays décident de réunir en fédération ce genre d’établissements.

La fédération qu’ils créent prend pour nom : fédération des maisons à régime de semi-liberté.

 La première présidence en est assurée par madame Maria Goetstouwers. Elle assumera cette fonction jusqu’au moment où elle fut appelée par le ministre de la Justice pour intégrer l’office de la protection de l’enfance.C’est alors monsieur Georges Van Suil que nous avons la joie de compter parmi nos invités, directeur de la hutte à Jumet qui est désigné à la présidence en raison de son bilinguisme.Au fil du temps, la fédération admet en son sein des maisons pour étudiants et dès lors change d’appellation en 1970 en devenant « la fédération des établissements pour jeunes travailleurs et étudiants ».

Enfin en 1996, des services d’aides hors hébergement nous rejoignent et la fédération intègre cette notion dans sa dénomination.Elle s’appelle désormais : « la fédération des établissements et services pour jeunes travailleurs et étudiants »Depuis sa création, la festje s’est donnée pour mission de promouvoir les techniques modernes d’éducation, de favoriser les contacts et l’entraide entre les maisons mais aussi et peut être surtout d’assurer la défense de leurs intérêts communs.

Ces objectifs de base nous les avons maintenus durant ces cinquantes années et ils restent plus que jamais d’actualité.Parmi les actions menées, je rappellerai simplement que la fejte a joué un rôle important dans la constitution de l’UNME ( union nationale des maisons d’enfants), devenue Uniprah, (union nationale d’institutions de protection de la jeunesse et d’aide aux handicapés).Elle s’est également beaucoup investie en 1972 dans la sensibilisation de l’opinion publique sur la situation inadmissible dans laquelle se trouvaient les institutions.La fédération a aussi activement participé, en collaboration avec les autres fédérations du secteur, aux différentes réformes : loi de 65, normes de 1973, arrêtés de 84 et 87, décret de 91, arrêtés de 1999.

La fesjte est aussi représentée au sein des différents organismes de concertation : commission paritaire, cocon, commission d’agrément, ect,…

En 2004, nous avons eu aussi le plaisir que monsieur Marc Coupez, à l’époque vice président de la fesjte soit appelé au cabinet de madame la ministre Fonck.Enfin, nous nous efforçons de susciter des contacts entre professionnels afin d’échanger nos expériences, que ce soit par le  biais de rencontres ou l’organisation de voyage d’étude à l’étranger. Plusieurs se souviennent certainement du voyage en Suisse en 2003.Je ne voudrais pas terminer sans exprimer ici toute ma reconnaissance à celles et à ceux, qui, depuis sa création, ont donné de leur temps et de leur personne au service de la fédération.